Risques NaTech : Prévenir pour mieux protéger

Quelles sont les conséquences en termes de production pour un site industriel ou une PME quand celle-ci est inondée ou ses infrastructures mises à mal par une tempête ? Quelle sera la durée d’absence sur le marché ? Comment rebondir ? Comment anticiper ce risque ? Existe-t-il des mesures de prévention et des moyens de protection ? 

Le coût des sinistres climatiques a atteint 6,5 milliards d'euros en France en 2023, les risques climatiques se placent à nouveau dans le trio de tête des menaces identifiées dans la cartographie prospective 2024 des risques de la profession de l’assurance et de la réassurance publiée par France Assureurs en février.

Qu’est-ce que le risque NaTech ?

Le terme NaTech, contraction de « NAturel » et de « TECHnologique », est aujourd’hui communément utilisé pour désigner l’impact qu’une catastrophe naturelle peut engendrer sur tout ou partie d’une installation industrielle, impact susceptible de provoquer un accident, dont les conséquences peuvent porter atteinte, à l’extérieur de l’emprise du site industriel, aux personnes, aux biens ou à l’environnement.

 

Le risque NaTech nécessite donc d’étudier conjointement deux catégories de risques :

  • les risques naturels,
  • les risques technologiques associés aux activités industrielles.

Quelques données chiffrées vis-à-vis du risque NaTech

Les accidents industriels déclenchés par des événements naturels tels que les inondations, séismes, tempêtes ou vagues de chaleur ne représentent qu’environ 2% des incidents industriels recensés dans la base ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents). La fréquence de ces accidents est néanmoins en augmentation constante. 

 

Entre 1992 et 2012, 920 accidents NaTech ont été enregistrés, dont 747 en France et 173 à l’étranger. Sur la décennie suivante (2013–2022), ce chiffre est passé à 979 événements, soit une augmentation de 6,41%. Les inondations et fortes pluies constituent près de la moitié des phénomènes déclencheurs, suivis par les séismes, les orages (foudre) et les températures extrêmes. Cette tendance est accentuée par le changement climatique, qui intensifie les aléas naturels et augmente la vulnérabilité des installations industrielles.

Exemple d'accident NaTech : l'inondation d'une tannerie de Haute-Loire

D'après les données fournies par Météo France, l'année 2024 figure parmi les 10 années les plus pluvieuses relevées en France depuis 1959 (+15% par rapport à la normale).

 

C'est au cours du mois d'octobre 2024 qu'une tannerie située à Chadrac, en Haute-Loire, a été gravement touchée par une inondation exceptionnelle provoquée par des pluies intenses liées à la tempête Leslie. Cette tannerie, spécialisée dans le tannage de peaux de veaux pour la production de cuir haut de gamme, est implantée sur un site de 10 hectares bordé par deux cours d’eau : la BORNE et la LOIRE. Elle emploie environ 150 personnes et est soumise au régime d’autorisation pour ses activités industrielles.

 

Les précipitations ont atteint des niveaux records, avec 289 mm de pluie relevés en 24 heures au Chambon-sur-Lignon, soit l’équivalent d’un mois de pluie en une seule journée. Le site a été submergé, entraînant l’arrêt de l’envoi des effluents vers la station d’épuration communale, elle-même inondée. À 9h59, l’ordre d’évacuation du site a été donné. Les bassins d’écrêtement ont été vidés, et les stockages extérieurs évacués pour limiter les risques de pollution.

 

Cet événement illustre parfaitement le risque NaTech où un aléa naturel (ici une inondation) déclenche une situation accidentelle dans une installation industrielle. Il souligne la vulnérabilité des sites fortement dépendants de l’eau et situés en zone inondable, ainsi que l’importance d’une anticipation des risques climatiques dans la gestion des installations classées.

Comment prendre en compte le risque NaTech dans votre organisation ?

Un même site peut être exposé à plusieurs aléas : séisme, mouvement de terrain, tempête, feux de forêt, sécheresse, inondation, … l’approche NaTech suppose donc une analyse multirisque.

Illustration 3D du risque NaTech

Quel que soit la méthode, il convient de s’orienter vers une étude de vulnérabilité pour pouvoir prendre en compte l’ensemble des aléas impactant l’entreprise et surtout les implications pour la vie du site concerné.

L’ensemble des risques situés à l’intérieur du site (production) et l’extérieur (biens, personnes et environnement) doivent être évalués mais, l’analyse de vulnérabilité doit permettre de mettre en relief les risques ayant pour conséquences des arrêts, ralentissement ou baisse de production, voire un impact global. 

 

Cette analyse doit être effectuée au même titre que celles qui sont réalisées sur la vulnérabilité incendie, les équipements et installations (rupture et panne), la malveillance. L’objectif d’une telle analyse reste la pérennité de l’entreprise.

Pour en savoir plus, téléchargez notre livre blanc
livre blanc risque NaTech

Comment se préparer au risque NaTech ? Interview de Guillaume Becker

Nos experts réalisent

  • l ’analyse de vulnérabilité NaTech de votre site,
  • le plan de traitement adapté (mesures de prévention, moyens de protection),
  • le plan de surveillance et d’amélioration continue,
  • le plan de continuité d’activité (PCA).

Faire appel à nos experts vous permettra de bénéficier

  • d’un regard objectif sur l’ensemble de vos installations au-delà d’une vision strictement réglementaire,
  • d’une grande expérience des études de vulnérabilité,
  • de propositions concrètes sur les mesures de prévention et moyens de protection adaptés à mettre en place.
Besoin d’être accompagné ?

D’un audit personnalisé, d’un conseil ?

+33 (0)8 06 00 03 70